mercredi, août 25, 2010

De la balance du pouvoir



Bien que, par souci de se démarquer, l'Objecteur s'évertue généralement à aborder des sujets qui ne font pas nécessairement primeur dans les grands médias, la situation au Bastarachistan m'amène à examiner un angle qui semble avoir été totalement laissé de côté jusqu'à maintenant.

Je crois que l'angle principal à examiner est la définition des sacro-saintes règles de la Commission, à savoir : on ne parle pas d'enveloppes brunes, de construction, bref, de tout ce qui pourrait déboucher à des accusations criminelles.
Ces règles, établies par le Premier Ministre lui-même, en disent long sur les pouvoirs de ce dernier et, par ricochet, sur la vétusté des institutions parlementaires.

L'exemple américain, dont le système politique républicain établit clairement la division des pouvoirs et en fait donc une démocratie digne de ce nom.

Aux États-Unis, le Président est considéré comme l'homme le plus puissant de la planète.

Pourtant, son pouvoir - immense - est subordonné par la Constitution à celui du peuple, représenté par le Congrès et spécialement sa puissante chambre haute : le Sénat.

De ce fait, aucun Président américain ne pourrait se substituer à une Commission sénatoriale, et encore moins en définir les règles.

Qui plus est, le Congrès a le pouvoir d'évincer un Président de son poste : l'"impeachment" a permis d'asseoir le Président Nixon sur une pelle et d'éjecter celui qui était l'homme le plus puissant de la planète hors de la Maison-Blanche.

Or, quelle situation retrouve-t-on à Santo Quebeco? Un Premier Ministre PROVINCIAL qui a le pouvoir - légal - de refuser une Commission d'enquête pouvant potentiellement l'incriminer, et celui - tout aussi légal - de faire définir les règles d'une autre Commission d'enquête pouvant potentiellement établir qu'il est le pantin des argentiers de son parti.

Est-on en droit, par cet exemple, de se poser des questions sur la balance du pouvoir dans un système parlementaire?

2 commentaires:

gillac a dit...

Selon moi vous touchez la un point bien plus fondamental que le processus de nomination des juges. Notre système politique inspiré des britanniques est complètement inadapté à un contexte où l'état joue un rôle social et économique très fort. Nous ne pouvons plus nous payer le luxe d'un PM détenant un pouvoir absolu et d'un ministère des transports géré par une pharmacienne de métier.

Francis Déry a dit...

Maurice DuPlessis fut battu par le tavernier Témoin de Jéhovah Roncarelli.
Faut garder l'espoir.