samedi, août 28, 2010

Belle victoire contre le ridicule et le power trip



AVERTISSEMENT : L'argumentaire de ce billet est fondé surtout sur des observations personnelles et des témoignages, donc sujet à jugements. L'objecteur, un personne intègre, l'assume totalement.

La Ronde vient d'être condamnée à verser 2000$ à un adolescent de 15 ans pour avoir appliqué à la lettre son ridicule code de vie faisant de ce parc féérique un modèle de divertissement familial à prix très modeste.

En gros, si vous voulez toffer la journée sans être encerclé par une meute de jeunes étudiants en techniques policières armés de talkie-walkies et d'une attitude de supériorité morale, veuillez vous abstenir de tenir un langage grossier (assez vague) ou d'avoir un comportement "indécent" (encore plus vague).

Bref, l'évaluation de votre comportement est laissé au bon jugement du personnel du site, et donc il sera jugé non seulement selon les "valeurs familiales" du parc (qui limitent au maximum la possibilité d'amener un lunch cuisiné en famille) mais également selon les valeurs individuelles de chacun des membres du personnel qui - suffit d"un mot-code sur la radio - peut lâcher sur vous une bande au ratio d'environ 5 agents pour un "contrevenant", qui se doteront d'un pouvoir de détention qu'ils ne possèdent évidemment pas.

La question qu'il faut se poser est la suivante : quelle est cette tendance à vouloir contrôler le comportement humain au point de créer des bulles artificielles?

Six Flags, propriétaire de la Ronde, est une compagnie américaine. Elle a donc le droit de définir les valeurs qu'elle cherche à véhiculer comme opérateur de parc d'attractions.

Soit.

Par contre, il est ironique qu'une entreprise provenant du pays de la liberté d'expression, du pays dont la télévision est probablement la plus violente à la minute, interdit à un jeune ado de porter un t-shirt arborant un simple - vulgaire, mais simple - doigt d'honneur.

Ce n'est évidemment pas sans rappeler le "Bobmarleytshirtgate" lorsqu'un autre "invité" du parc aurait été expulsé parce que sont t-shit affichait - OH NON! - des feuilles de pot! (NDLR : L'Objecteur consciencieux trouve tout aussi ridicules les accusations de racisme par le CRARR, qui crie au loup un peu trop souvent pour être crédible)

Là est le dérapage : En se comportant de la sorte - via le "powertrip" de son personnel de sécurité, Six Flags semble penser qu'elle considère tout client de son parc comme étant représentant de sa compagnie, et donc chacun des visiteurs est responsable de son image.

En d'autres mots, la compagnie serait-elle si frileuse qu'elle craigne qu'une photo d'un client avec un t-shirt "indécent" ou un enregisrement contenant un "tabarnac" puisse froisser les investisseurs?

Si c'est le cas, on nage en plein surréalisme.

Et il y a fallu qu'une magistrate réaliste redescende les dirigeants de la Ronde sur Terre, parmi les imperfections de ce monde complexe.

Bin bon.

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