jeudi, octobre 15, 2009

Le prophète Orwell et les services de garde




George Orwell, l'auteur de 1984, a toujours été considéré par une certaine frange de la société comme un visionnaire qui a prophétisé l'avènement d'une société sans libertés civiles, une société sous l'emprise totale d'un gouvernement tout-puissant.

Eh bien, à cette frange s'ajoute désormais...Les mères qui s'échangent les services de garde.

En effet, il semble que le gouvernement britannique ait décidé que l'échange de services de garde d'enfants entre deux amies mères de bambins en bas âge soit non seulement interdit, mais en plus il constitue un bénéfice économique taxable.

Le raisonnement est on ne peut plus simple et encore plus cohérent : les mères en question (dans ce cas, deux policières) doivent avoir une formation pour s'occuper d'enfants en tant que gardiennes.

Donc, une mère peut s'occuper de son enfant sans la moindre "formation", mais elle doit suivre des cours de premiers soins et de psychologie infantile pour s'occuper de ceux d'une amie?

Mais il y a plus inquiétant : le gouvernement a été alerté de la situation par le voisin d'une des deux policières.

Maintenant, imaginez qu'on décide de calquer ce système chez nous.

Il ne manquerait plus donc que le gouvernement, par souci d'intrusion dans la vie privée de ses citoyens, se dote d'un système d'incentives pour créer un réseau d'informateurs aussi étendu qu'économique.

Une dénonciation : le livre "Dénoncer, c'est voter", ouvrage inédit de Maurice Duplessis.


Deux dénonciations : Certificat-cadeau chez Hydro-Québec.

Trois dénonciations : 2 ans d'exemption d'impôt.

Quatre dénonciations :  Membre de l'Ordre du Québec.

Nous n'en sommes pas encore là, mais espérons que nos bons gouvernants ne se sentent pas inspirés.

Et en ce qui concerne l'Angleterre, ce pays politiquement décadent peut bien être en train de s'écrouler sous le poids de la montée de l'intégrisme islamiste : il est assez mou pour permettre à des hordes d'enragés d'appeler à sa destruction, mais il est assez strict pour chercher à taxer ce qui reste de gens qui possèdent encore un sens de vie communautaire.




1 commentaire:

Joanie Dion a dit...

Non mais ça pas d'allure ça! Aider son prochain deviendra-t-il une tâche colossale!! Franchement!